Trouver sa valeur dans le monde éveillé: après les âmes et les échos de sang, retour au mana.

Thibault, après s’être éloigné de Magic quelque temps nous livre une courte histoire personnelle relatant de son recouvrement de l’amour de Magic. Retour aux articles de stratégie magicienne après celui-là!

J’ai acheté Dark Souls 3 il y a plus d’un an. Complètement fan de la série, et de Bloodborne du même studio, ce 3e opus de la la mythologie de From Software avait tout pour satisfaire ma soif de jeu. Magic the Gathering devenait progressivement fade à mes yeux et le puit de mon inspiration pour y jouer montrait ses premiers signes de tarissement. L’impression d’avoir « tout fait, tout vu » était bien là. Mes Foudres foil judge promo achetés à prix d’or prenaient la poussière.

Dark Souls 3 occupa de longues heures de jeu, assez pour avoir mal aux mains. Désireux de toujours être meilleur, de relever les défis que je me fixais, gagner des tournois de PvP, même si cela voulait dire se coucher à des heures indues du fait du décalage horaire, je persévérais toujours.  Dark Souls 3 me fit redécouvrir l’ésotérique Bloodborne, qui m’émerveillait à chaque nouvelle partie. Pour continuer à explorer Yharnam, Lothric et Lordran, j’ai même acheté une manette de joueur professionnel. Connus pour être des jeux exigeants et surtout muets envers le joueur (pas de véritable tutoriel, pas d’explication des mécaniques de jeu, pas de carte, etc.), je débloquais toutefois tous les « achievements » du jeu, en finalement très peu de temps, avant de me gaver de contenu sur l’histoire du jeu.

Lothricpanorama

Le record du jeu en speed run de Dark Souls 3 pour tous les boss du jeu est de 1h24, mais je dois approcher les 500 heures de jeu. Au début du jeu, votre héros se réveille de sa tombe, groggy par ce qui doit être plusieurs milliers d’années passées dans son cercueil. C’est à peu près dans cet état que j’ai essayé de ralentir petit à petit ma progression dans Lothric (Dark Souls 3) et Yharnam (Bloodborne) pour revenir au monde réel (le « waking world » comme pourrait l’appeler la Poupée dans Bloodborne), en plusieurs étapes progressives.

La première de ces étapes m’a reconduit progressivement dans les boutiques de cartes de Paris pour surtout retrouver mes amis, puis les aider à déménager pour certains, fêter leurs anniversaires. Retour timide et modéré à Magic mais de l’air frais de retrouver le Consortium. Au début désoeuvré, j’ai fini ensuite par retrouver, je crois, le bon équilibre entre le plaisir de jouer et la peine de devoir quitter ces mondes dans lesquels je savais que j’avais un rôle, une destiné.

J’ai changé de travail cette année, j’ai voulu changer d’appartement, pas de conjointe, fort heureusement. Ces vacances c’était le moment pour tout oublier. Retrouver les pulsions de la vie. Après avoir dépensé mes âmes dans les boutiques des grandes enseignes pour me racheter quelques fringues pour cet été, je m’envolais retrouver mes parents à Bologne, profiter à nouveau d’instant naïfs, loin des duels pharaoniques contres des monstres et guerriers de plusieurs fois ma taille pour decider de l’avenir d’un monde.

Estus_Flask_(DSIII)_-_01.pngDans cette ville italienne, j’ai retrouvé mes parents que je n’avais pas vu depuis un bon moment, sans ma confortable technologie, sans mes repères, sans ma Lame du Chaos +10, finalement un peu nu, comme mon personnage Unkindled au début au Cemetery of Ash. J’obtenais rapidement une carte de la ville. C’était la première fois que j’en regardais une depuis longtemps. Ni Dark Souls ni Bloodborne ne m’en avait jamais donné. M’agrippant à elle comme un objet endgame d’une grande valeur, je découvrais l’Université, les places de la ville et les Eglises. Je n’ai pas réussi à trouver de nouvelles armures, encore moins de nouvelles pyromancies mais j’ai rempli mes fioles d’Estus de Spritz, de vins italiens et monté quelques levels en mangeant des fruits et du jambon de l’Emilie-Romagne.

J’avais envie de tout explorer, d’escalader, d’appuyer sur X à la moindre pierre étrange ou objet scintillant au coucher du soleil. C’est comme si j’avais continué à me balader, pour compléter toutes les quêtes secondaires, dans le royaume de Lothric, en Italie.

Bientôt je continuerai avec le DLC vers le lac Trasimène ou l’aventure me portera sur ce lieu où le 21 juin 217 av. J.-C., Hannibal écrasait les armées romaines. Peut-être serai-je guéri des Souls et pourrai-je revenir vers mes premières amour à Magic, faire fi de mes frustrations par rapport au format. Et puis quelques fois reprendre une gorgée de mon Estus dorée et maintenant encore plus savoureuse, vaincre quelques atrocités sanguinaires pour me convaincre que je ne suis encore et toujours qu’un enfant et revenir dans le waking world, et retrouver ceux que j’aime.

Darkness will shortly settle.
But one day, tiny flames will dance across the darkness.
Like embers, linked by lords past.

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